
Depuis 2015, le Burkina Faso connait une crise sécuritaire sans précédent. Il s’agit de l’extrémisme violent encore appelé terrorisme. Parmi les populations les plus touchées, les femmes occupent une place non négligeable du fait de leur vulnérabilité. Il sied donc de trouver les solutions adéquates pour une meilleure résilience. C’est d’ailleurs ce qui fera l’objet de notre réflexion
D’abord, nous allons dégager des stratégies qui mettent la femme au centre de tout d’une part , et des stratégies socioéconomiques d’autre part.
La résilience des femmes est une perspective qui doit être au centre de la politique anti-terroriste dans notre pays. Dans cette optique, il faudrait jouer sur l’aspect psychologique. Sous cet angle, on entend offrir aux femmes les armes psychologiques pour supporter ce fardeau. La sensibilisation est un outil adéquat pour y parvenir. Rassurer les femmes, les amener à sortir la tête de l’eau serait une belle initiative. Cela exige à tous les niveaux une communication positive et rassurante de la part des autorités politiques et militaires.
La deuxième stratégie consiste à impliquer sans réticence les femmes dans la prise en charge de leur propre sécurité. A cet effet il faudrait les aider à sortir de l’ombre pour collaborer avec les services sécuritaires. Certes cela peut comporter des risques mais ce n’est pas pour autant que les femmes doivent être mises à l’écart dans la lutte contre l’extrémisme violent. Il faudrait plutôt leur assurer une protection minimale afin qu’elles puissent s’activer aisément dans ce sens.
En troisième lieu, il faut développer une politique d’autonomisation des femmes. En effet, les femmes étant les plus affectées par le phénomène, il est plus que nécessaire de les doter de moyens financiers, matériels, logistiques afin qu’elles puissent faire face aux conséquences liées à l’insécurité : veuvage, la mobilité forcée, les conditions de vie atroces… Cela leur permettra à coup sûr de prendre soin de leur nombreuse progéniture, à ne pas se sentir délaissées par l’Etat, à se sentir tout simplement Burkinabés.
En définitive, s’il y a quelque chose qui n’est plus à démontrer aujourd’hui, c’est que les femmes burkinabès souffrent beaucoup de la crise sécuritaire. Au regard de ce constat, nous devons développer des stratégies centrées sur la communication, l’autonomisation et l’implication de la femme.
