Depuis quelques années, le Burkina Faso est la cible d’attaques terroristes. La question sur le terrorisme reste toujours posée et suscite des polémiques.
Qu’est-ce que le terrorisme ?
Le terrorisme, c’est le gouvernement par la terreur. Selon l’encyclopédie Hachette, le terrorisme désigne soit des actes violents, sabotages, attentats, assassinats, prises d’otages commis pour des motifs politiques par des individus isolés ou organisés, soit un régime de violence créé et utilisé par un gouvernement qui cherche à conserver le pouvoir face à des ennemis intérieurs ou extérieurs.
La manière d’utiliser internet à des fins terroristes
Le terrorisme utilise multiples moyens pour atteindre sa cible. Le numérique constitue l’un de ces moyens en question. Internet permet de communiquer au-delà des frontières dans un certain et relatif anonymat, avec rapidité et efficacité, à destination d’un public pratiquement illimité. C’est un canal de diffusion d’information et d’idées.
Toutefois, il faut savoir que cette technologie, si elle facilite la communication, peut aussi être exploitée à des fins terroristes.
Les terroristes utilisent Internet pour planifier et financer leurs actes, mais également pour recruter et former de nouveaux membres, communiquer, rechercher ou reconnaitre d’éventuelles cibles, faire de la propagande et inciter autrui à commettre des actes terroristes.
Internet, de nos jours, est utilisé pour promouvoir et soutenir des actes terroristes avec la facilitation du modus operandi. D’abord, il s’agit du recrutement, de la radicalisation et l’incitation au terrorisme ; ensuite, le financement, l’entrainement et la planification des actions à mener à travers des communications secrètes et le partage d’informations provenant de source librement accessibles ; enfin, ils couronnent le tout par l’exécution des plans ou encore les cyberattaques.
Le moyen le plus rependu est la propagande. Et c’est quoi une propagande ?
La propagande est un concept désignant un ensemble de techniques de persuasion mis en œuvre pour propager avec tous les moyens disponibles une idée, une opinion, une idéologie ou une doctrine et stimuler l’adoption de comportements au sein d’un public cible.
En général, elle se présente sous forme de communications multimédias qui fournissent des instructions idéologiques ou pratiques pour la commission d’activités terroristes. Les éléments d’une propagande peuvent se présenter comme des messages virtuels, de revues, de traités, des fichiers audio et vidéo, ainsi que des jeux vidéo élaborés par les organisations terroristes ou leurs sympathisants. Les objectifs d’une propagande terroriste sont entre autres le recours à la manipulation psychologique pour fragiliser la croyance d’une personne dont certaines valeurs sociales, collectives, ou pour accroitre le sentiment d’anxiété, de peur ou de panique au sein d’une population ou d’une partie de celle-ci.
La diffusion d’une propagande n’est généralement pas interdite en soi. Une tierce personne a le droit de partager une opinion ou de diffuser un contenu qui peut être considéré par autrui comme contestable, sous réserve d’exceptions limitées. Les actes non tolérés revêtent la forme d’une communication qui porte atteinte à la protection et à la sureté nationale.
La propagande peut être utilisée pour prouver l’exécution d’attaques terroristes aux personnes qui l’ont financées. Cela dit, Internet est le meilleur moyen pour publier de la rhétorique et des vidéos extrémistes, mais également pour créer des relations avec des personnes les plus réceptives et solliciter leur soutien. Elle permet aux organisations terroristes de diffuser sur les plateformes en ligne comme les sites web protégés par des mots de passe ou les groupes de discussion à accès restreint pour recruter clandestinement. Les mineurs sont les plus touchés parce qu’ils représentent une forte proportion d’utilisateurs numériques.
Comment lutter contre le terrorisme ou quelles solutions proposez-vous pour lutter contre le terrorisme ?
Les terroristes ont élaboré de nombreuses façons d’utiliser Internet à des fins illicites, mais cette tendance offre également des possibilités de collecter des renseignements et de mener d’autres activités pour prévenir et contrer les actes de terrorisme, ainsi que de recueillir des preuves pour les poursuivre. De multiples connaissances concernant le fonctionnement des activités et parfois des cibles des organisations terroristes proviennent des sites web, de forum de discussion et d’autre communication sur internet.
Dans les perspectives de la lutte, l’ancien président de l’Assemblée nationale juge nécessaire l’accompagnement de l’Algérie dans le cadre du G5 sahel. Au Burkina, il faut que toutes les forces acceptent de travailler avec le Président du Faso, pas en tant qu’individu, mais plutôt en tant que premier personnage de l’Etat, prône Docteur Mélégue TRAORE.
Aussi, le Professeur Serge Théophile BALIMA a exhorté les media à accroitre leur niveau de vigilance pour ne pas se laisser manipuler : « Je trouve, personnellement que les élites n’ont pas une culture de l’information, la communication organisationnelle suffisante aux situations difficiles. »
Il fait ressortir le fait que la guerre de l’information s’exerce de trois manières : la guerre pour l’information (lutte pour les renseignements), la guerre contre l’information (protéger certaines informations et interdire à l’ennemi d’y accéder) et la guerre dans l’information (accepter de composer avec le vice).
En effet, le terrorisme touche à la fois à la défense nationale et à la sécurité intérieure. Pour cela, il nécessite des moyens d’actions très importants. Il faut que chacun s’y mette, avec des engagements de la part des Etats qui consistent à veiller à l’application efficace de lois interdisant la diffusion de contenus terroristes et extrémistes violents en ligne et à envisager des mesures législatives si nécessaire. Ce sont des engagements à développer et qui doivent prendre en compte des mesures concrètes pour détecter, prévenir, supprimer, et empêcher le téléchargement et la diffusion de contenus terroristes et extrémistes sur Internet, y compris en encadrant la diffusion en direct.
Des engagements communs engageant aussi bien les Etats et entreprises doivent être signés et implémentés, notamment la création d’un protocole de crise pour répondre à la diffusion de contenus à la suite d’un évènement terroriste, le soutien aux petites entreprises, et l’accélération de la recherche et du développement de solutions techniques pour lutter contre les contenus terroristes en ligne.
En somme, la lutte contre le terrorisme est donc l’affaire de tous. C’est pourquoi je mets un accent particulier à me mettre à la disposition des populations, à les écouter, recenser leurs avis et à donner suite à leurs préoccupations. Je fais de l’accompagnement personnel et collectif avec des messages qui appellent au courage et à se mettre à l’entrepreneuriat.
L’oisiveté est la mère de tous les vices. Il est important de protéger nos populations et de leur donner des moyens de se prendre en charge pour éviter qu’elles succombent aux sirènes diaboliques du terrorisme.
Pour terminer mon propos, j’apporte tout mon soutien à nos forces de défense et de sécurité engagées dans cette guerre tragique et n’oublie pas d’avoir une pensée pieuse pour les victimes et les proches des victimes du terrorisme. Nous devons résister.



One reply on “Numérique et Terrorisme : quelles solutions pour lutter contre le terrorisme.”
Saying NO to all forms of terrorism too .
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