Nous sommes au Burkina Faso le pays où la femme africaine est une battante et magnifiée.
Le Burkina Faso, littéralement « Pays des Hommes intègres », aussi appelé Burkina, anciennement république de Haute-Volta, est un pays d’Afrique de l’Ouest sans accès à la mer. C’est aussi le pays où la femme est le pilier de la société. Elles sont traditionnellement d’abord définies par leur statut marital et leur foyer. Epouse, mère de famille, porteuse d’eau, commerçante, on la voit partout, à tel point qu’elle est souvent représentée par les artistes en train de vaquer à ses occupations. Elles sont des déesses sur terre. Quand vous aurez traversé la brousse burkinabè, vous aurez parfois le sentiment que ce pays est uniquement (ou presque) peuplé de femmes. On ressent parfois l’impression, terriblement trompeuse de voyager en une société matriarcale. Le propos n’est pas de faire le procès des hommes ou des traditions mais de tenter de dresser en quelques lignes un état aussi objectif que possible de la situation des femmes burkinabè.
Elles incarnent en elles le courage ; travailleuses et battantes depuis le bas âge elles font de leurs dix doigts une activité soit lucrative ou non. Levées avant le jour, elles parcourent des kilomètres, parfois plusieurs fois par jour avec un bébé au dos pour aller puiser de l’eau qu’elles qu’elles ramènent sur la tête ensuite sans moyen de transport. Environ une vingtaine de litres d’eau sur la tête c’est lourd surtout quand on est jeune et qu’on a le ventre vide ou un enfant dans le ventre ou au dos. Piler le mil s’apprend juste après qu’on sache marcher. Aller chercher l’eau est important mais il faut aussi du bois pour cuisiner. Prenons un exemple sur les femmes de la cour royale de Tiébélé. Elles sont les ambassadrices de la culture kasséna, ce sont elles qui construisent l’habitat traditionnel, ces cases peintes avec les symboles de l’histoire de l’ethnie.
Au Burkina Faso comme le bois est rare, il faut aller le chercher loin, souvent trop loin. Après cette mise en forme qui ne dispense aucunement la femme d’allaiter en même temps l’enfant qu’elle porte sur le dos, il faut passer aux choses sérieuses. Préparer un repas dans un pays où l’alimentation est centrée autour de la culture du mil est une chose simple: ya qu’à piler. C’est bon pour la ligne, on peut chanter en même temps et le son du pilon donne une note pittoresque au village.
Ensuite, elle va pouvoir se mettre au travail, c’est à dire être un peu productive: aller vendre quelques légumes au marché si le temps qui lui reste pour dormir n’est pas déjà compté.
Dans le monde du travail
L’accès au monde du travail (en dehors de l’économie informelle) est extrêmement restreint pour les femmes au Burkina Faso. Le paradoxe est grand puisque la femme (dont personne ne conteste qu’elle est un pilier de l’économie) est exclue de l’emploi salarié, dans la fonction publique environ • 32,37% de femmes contre 67,62% d’hommes. Source: L’économiste du Faso, mai 2014. Sa représentation est aussi faible qu’à l’école et on ne la retrouve que dans quelques administrations comme la poste ou les banques. Des ONG offrent parfois aussi des emplois à des femmes. Toute fois même si elle est embauchée dans une entreprise elle subit des formes de pression de tout genre (marginalisation, humiliation , séquestration moralement, contrainte à accepter des avances de son supérieur hiérarchique). Globalement, la discrimination dont les femmes font l’objet dans la société est applicable au monde du travail.
Au Burkina Faso nous avons une culture merveilleuse et des femmes de fer. La femme est toujours magnifiée alors préservons toujours cette culture et encourageons nos mamans, nos filles et soeurs burkinabè à toujours se donner le meilleur d’elles pour un Burkina Émergent. Toutes les femmes ont le courage de se lever pour cela je lance un appel au gouvernement de plus s’investir sur l’emploi des femmes en général sans aucune discrimination soit par l’entrepreneuriat ou une insertion sociale.

