Nombreux sont ces étudiants qui travaillent après l’école pour gagner un petit revenu pour subvenir à leurs besoins. Aujourd’hui nous allons à la rencontre de cette brillante étudiante en formation d’hôtesse de l’air qui travaille en tant que cuisinière dans un lounge de la place.
Elle se nomme Nanga Ghislaine, 26 ans étudiante en année de licence option agent d’escale et hôtelière. Elle a accepté nous accorder quelque minutes de son temps pour nous parler de son after school.
Pourquoi avez-vous décidé de travailler après les cours?
Personnellement, travailler après les cours n’était pas dans mon programme. J’ai toujours fait des jobs de vacances pour avoir un peu d’argent pour mes petites dépenses en début d’année. Ce revenu devenait de plus en plus insuffisant et n’arrivait plus à supporter mes dépenses. Et j’ai donc décidé de travailler les soirs après les cours pour augmenter mes revenus.
Que faites-vous précisément comme travail ?
Ici je suis d’une grande aide pour le lounge. Je suis la cuisinière des lieux.
Avez-vous reçu une formation particulière ?
Je dirais oui parceque de mes nombreux jobs de vacances j’ai eu à travailler avec une européenne dans une pâtisserie et avec elle j’ai beaucoup appris. Aussi ma formation scolaire m’a beaucoup aider mais juste de la théorie. Et maintenant dans ce lounge théorie et pratique se complète d’où les excellents mets que je concocte qui fait la fierté des lieux.
Quels sont les différents mets que vous concoctez dans ce lounge?
Nous avons différents mets spécialité africaine et européenne. Comme spécialité africaine nous avons: le kedjenou de poulet, le to accompagner de différentes sauces, le gonré, et plein d’autres plats…
Et ce qui concerne la spécialité européenne nous avons les minis four, la pizza, les nems, les brochettes de filet de boeuf, de capitaine, de la friture, de la salade composé…
Arrivez vous à concilier école et travail ?
Associer les études et le boulot n’est pas chose facile parceque souvent nous travaillons la nuit et les heures de descente sont tards. Pendant les grosses soirées nous pouvons fermer à 5h du matin pourtant le lendemain très tôt le matin il faut reprendre la route de l’école. De fois j’arrive très fatiguée à la maison et il est difficile pour moi de bosser. Il faut vraiment être forte pour courir derrière deux lièvres. Mais je m’accroche et je donne le meilleur de moi même des deux côtés.
Avec ce travail parvenez vous maintenant à joindre les deux bouts?
Je remercie vraiment le bon Dieu pour sa. Depuis que j’ai ce travail de nuit j’arrive à supporter mes dépenses et souvent m’offrir des petits cocktails entre amies les jours de mon repos. Côté financier je suis épanouie.
Préoccupez-vous du jugement des autres?
Dans la vie si vous allez écouter les dires ou le jugement de quelqu’un vous n’allez jamais avancer. Personnellement dans ce domaine j’ai été beaucoup juger de tous les noms, on me traitait de prostituée, de fille aux jambes légères j’ai entendu beaucoup de choses sur moi. Mais étant consciente que je ne suis pas le reflet de la fille qu’ils voudront que je sois je suis indifférente à tous ces commentaires qui n’ont aucune valeur ajoutée à mon développement.
Quel est votre mot pour vos soeurs étudiantes qui hésitent toujours de se lancer dans les activités du after school ?
J’invite massivement mes camarades, mes soeurs à mener une activité en dehors de l’école car sa cultive vraiment et l’on acquière beaucoup d’expériences. Peu importe le domaine pourvue que sa soit un travail noble. Et grâce à cette expérience elles verrons la vie sous un autre angle.
